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21 juin 2013

Retour sur la semaine "Festi'sage comme des images" à Guérande

 

Festi'sage comme des images

 

Conversation avec… May Angeli

samedi 25 mai 2013

 

Née en banlieue parisienne d’une mère française et d’un père tchèque, May Angeli nous a évoqué l’omniprésence des livres depuis son enfance, et ceci malgré l’exode de sa famille, et conté son parcours artistique. Des lectures de ses récits illustreront ses propos.

Elle publie tout d’abord des livres pour enfants aux éditions du Père Castor. Suite à une mésentente, elle quittera cet éditeur. Elle réalisera néanmoins un nouvel ouvrage auprès de ce dernier quelques années plus tard.

En 1975, May Angeli découvre la Tunisie et y fait la connaissance d’un éditeur. Elle reste depuis très attachée à ce pays, et y retourne régulièrement, portant toujours avec elle un petit carnet sur lequel elle réalise des croquis. « Dessiner, c’est regarder », nous confie-t-elle. Elle ajoute : « La vie est faite de belles rencontre. Il faut être attentif, ouvert au Monde ». Elle réalise alors sa première illustration en gravure sur bois, dont elle a appris la technique auprès d’un artiste tunisien.

En 1980, l’Italie étant renommée pour la qualité de ses imprimeurs, May Angeli suit des cours de gravure sur bois à Urbino. Depuis elle utilise cette technique pour  ses albums pour enfants ainsi que pour illustrer les romans pour plus grands : « chat », « le chat qui s’en allait tout seul », « le rhinocéros », « comment le léopard se fit des taches », « le livre de la jungle »…

May Angeli évoque  le fait qu’elle est liée à la nature depuis l’enfance. Elle créera « Mon jardin, mon potager », et « ma clématites chérie », album dédié à sa mère.

Parmi tous les thèmes, l’animal reste omniprésent dans ses croquis. May Angeli explique comment elle crée  ses œuvres dans son esprit, puis sur papier. Elle tient à voir l’animal dans son lieu de vie. Elle ne part jamais d’une photographie. « La mémoire de l’image, la mémoire du geste. Il faut comprendre comment l’animal bouge. La photo ne permet pas de comprendre », dit-elle. Elle explique comment elle réalise les taches du pelage de guépards, des animaux de profil, de dos, les images de loin, de près. Elle prend le temps d’observer les attitudes et les détails. L’album « Des oiseaux » illustrera les textes du naturaliste Buffon.

May Angeli grave et imprime elle-même ses estampes. Elle nous explique en détail la technique.

La matinée s’achèvera autour de l’exposition « le bestiaire ». Devant chacune de ses œuvres, l’artiste prendra le temps d’expliquer sa création.

 

Sylvie

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