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09 octobre 2013

Retour sur la journée "Prévention de l'illetrisme" du 13 septembre 2013

« Des livres dès le berceau... une prévention de l'illettrisme »

Journée nationale de sensibilisation organisée par Quand les livres relient

avec le soutien de la Fondation SNCF

à Paris le 13 septembre 2013

 

 

Mille feuilles et petit lu multiplie les rencontres en direction des très jeunes enfants, de leurs parents, des professionnels de la petite enfance et du livre, pour partager des livres avec les tout-petits dès le plus jeune âge en toute gratuité et dans le plus grand respect de tous depuis bientôt 25 ans...

Cependant nous souhaitions mieux comprendre comment ces actions peuvent aussi contribuer à  prévenir les inégalités d'accès à la culture, à l'écrit et inévitablement aux exclusions qui en découlent.

 

Dominique Rateau, présidente de « Quand les livres relient », et le Dr Patrick Ben Soussan, pédopsychiatre, nous ont nourri de leurs recherches et de leurs convictions.

 

« Lire... vous avez dire Lire ? » par Dominique Rateau

 « Parler ? »

« Lire mais aussi aimer » dit-elle « mais qu'est-ce qu'aimer ? », des fonctions vitales comme « respirer »

            Dès la naissance le tout-petit « lit » le monde qui l'entoure à travers son corps et ses 5 sens.

Il se fait comprendre pour entrer en relation avec l'adulte. Tout se joue dans la rencontre réciproque, dans l'écoute, dans l'accueil, dans le respect de l'autre.

Il n'y a pas de hiérarchie entre les différentes lectures, ni entre les lecteurs qui lisent et ceux qui nomment  les images. Chacun d'entre nous a des savoirs et des ignorances et la rencontre ne peut se faire qu'au prix du respect de l'autre et de ses différences. Nous avons tous un effort à faire pour nous humaniser.

            Lire c'est rencontrer un sujet et une œuvre à un moment donné. C'est en lisant que nous cultivons nos capacités à lire mais il n'y a pas vraiment de lecture si le « receveur » refuse d'être bousculé dans les cadres posés. Les auteurs dérangent en bousculant les cadres.

           

Bibliographie proposée par Dominique Rateau :

 

Menguel Alberto : Une histoire de lecture , Actes sud 1998

Kaplan Leslie Les outils P.O.L 2003

Golse Bernard : L'être-bébé, PUF le fil rouge 2006

Schlink Bernard : Le liseur, Folio Gallimard 3158

Ouacknim Marc : Lire c'est guérir, Seuil, la couleur des idées 1994

 

« Le berceau de l'illettrisme » par Patrick Ben Soussan

« A sa naissance l'enfant est à construire »

« La première rencontre que fait l'enfant avec le livre est une rencontre tiers puisque le livre est lu à haute voix par quelqu'un d' autre ». Cet autre pourra être « mon papa », « ma maman », « mon professeur », un tiers avec lequel il a un lien particulier... La personne qui lit pour lui, se livre à lui, lui apporte des expériences de vie. Elle partage ses émotions, ses affects et de la convivialité à travers sa position de lecture et ses contacts, à la seule condition qu'elle soit disponible et qu'elle y prenne du plaisir.

L'enfant qui se structure par imitation (fonction neurocérébrale en miroir), par « répétition de la même-té » en fera de même pour la lecture à voix haute introduite dans son quotidien. Il  vit cet « à présent » intensément avec une sensation de ralenti, de « temps suspendu »...

 

Échanges sur des pratiques

 

« Des lectures si peu anodines ? »

Catherine Métais de « Livre passerelle » à Tours partage son vécu de lecture d'albums avec un groupe d'adultes, en difficultés de lecture, rencontrés dans le cadre d'une formation  de recherche d'emploi.  Ces adultes avaient confié aux formateurs leur mal être de parents « illettrés » face à leurs enfants. Partager avec ces parents peut leur permettre d'autoriser leurs enfants à apprendre à lire.

 

« Lire à Paris » nous relate un travail de lectures d'albums, à voix haute, dans le cadre d'un atelier « d'adultes apprenants ». A terme ces adultes sont allés lire dans la halte garderie où l'enfant d'une mère lectrice a montré son plaisir et sa fierté pour sa maman.

 

Les lectures à voix hautes peuvent aussi être vécues comme des intrusions chez les parents non lecteurs . Ils ont besoin de se sentir accueillis avec beaucoup bienveillance par les adultes lecteurs.

 

 

                                                                       Marie-France et Christine

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